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mercredi 23 mai 2007

CUIDIER [Vcabulaire] (+ annexe CROIRE)

I Sens dans le texte.
"penser, croire"
"penser, compter, s'attendre à"

II Etymologie.
< cogitare (lat.) = agiter ensemble des pensées --> penser

A pour doublet savant cogiter mais de façon récente et a pris un sens assez ironique.

III En ancien français.
1/ Une opinion fondée sur une certitude justifiée --> impliquer un usage futur.
2/ Quand remise en compte, cuidier que suivi du subjonctif , "s'imaginre à tort que...", décalage avec la réalité --> donc toujours subjonctif à P2 + P3 car jamais assuré de l'opinion d'autrui.
3/ relation avec penser < pensare (peser) et croire<credere (avoir confiance)
4/cuidier + inf :
- je veux...
- être sur le point de...
- manquer, faillir...

IV En français moderne.
On le retrouve dans les Fables de La Fontaine mais archaïsme --> disparaît au XVIIème s.

V Dérivés.
- outrecuidant (-ce) : confiance excessive en soi.
- outrecuidier : témérité, audaceirréfléchie.
- le cuidier : la croyance, la présomption.


CROIRE
I Sens dans le texte.
Sens moderne
II Etymologie.
<>credere (avoir confiance, ajouter foi en, confier en prêt)
III En ancien français.
- sens actuel.
- sens financier existait.
- sesn religieux : prêter foi en l'existence de.
IV Evolution.
Quand cuidier a disparu au XVIème s., a remplacé partiellement avec penser.
+ en : "croire en Dieu" --> domaine du coeur.
+ à : "croire à Dieu" --> domaine de l'esprit.

FIER [Vocabulaire]

I Sens dans texte.
brave, hardi, fougueux, intrépide, impressionnant, qui a belle allure.

II Etymologie.
= sauvage principalement.
ferus hostis : ennemi cruel.
gens fera : la race féroce.
fera diluves : une innondation sauvage.

III En ancien français.
1/ Celui qui a conscience de sa propre valeur mais avec une valeur d'arrogance, d'orgueil.
2/ Celui qui est d'une dureté implacable.
3/ Violent.
4/ Courageux, intrépide, hardi, vaillant.
5/ péj. : quand s'oppose à douz, à courtois.
6/ fier semblant.
7/ Appliqué aux choses : très grand, très fort (En fr. moderne, on garde cette idée avec "fier menteur" par exemple).

IV En français moderne.
L'idée de violence a disparu de fier au profit de féroce : celui qui a un vif sentiment de sa propre dignité.
- fierté = hardiesse.
- fier-à-bras = fanfaron.

VERTU [vocabulaire]

Sens dans le texte : Force.

Etymologie :
= courage, vaillance, qualités morales. C'est un dérivé de vir.

En ancien français :
Sens le plus important est force, courage, énergie.
Sens actuel de faire le bien dérivé de celui-ci d'ailleurs.

Différentes expressions :
1/ faire vertus = faire des exploits aux armes ou faire des miracles.
2/ pierre de vertus = pierre ayant des propriétés curatives ou magiques. Donc vertu peut aoir le sens de "pouvoir".
3/ par vertu, de vertu = avec force.


En français moderne :
-en fr. classique : la vigueur physique ou morale (y compris chez A. GIDE, dans dictionnaire de Furetière, dans les Eloges de Bossuet...).
- qualité qui rend une chose à telle ou telle chose. Ex : la vertu de l'alcool.
- ferme et constante disposition ou volonté à faire le bien + vertus chrétiennes avec les 3 théologales (Foi, Espérance et Charité) et les 4 cardinales (Prudence, Tempérance, Force et Justice).
- chasteté féminine. Ex : prix de vertu, femme de petite vertu.

lundi 21 mai 2007

BALLIER [vocabulaire]

Etymologie :
<bajulare = porter sur son dos. En latin médiéval, exercer une fonction

Sens dominant en a. fr. :
Porter.
A côté, on trouve recevoir, accepter, saisir.

Evolution :
Jusqu'au XVIème s., on a à côté le verbe baillir, gouverner d'étypologie proche.

A décliné dès le XVIIème s., y compris avec un complément. Est sorti de l'usage courant. Est resté dans :

"Ballier un coup à qqun" (1694)
Baillier --> faire un bail mais c'est peu employé.


[TROU !!!! A COMPLETER ! ]


Estre malement bailli = être maltraité, être mal loti.

jeudi 3 mai 2007

DEVISER [vocabulaire]

Sens dans le texte :
Décrire

Etymologie :
< *devisare bas-latin (forme altérée par dissimilation) < *divisare < * divisum (participe) < dividere = partager, répartir.

Ancien français :
1/ Reste ce sens de partager jusqu'au XVIème s. où la forme "diviser" devient prépondérante.
2/ ranger, organiser --> C'est à partir de ce sens qu'on a le sens extrêment fréquent de décrire, raconter, réciter... --> Cela s'est maintenu en fr. moderne dans des emplois littéraires
3/ Prescrire, indiquer, fixer, décider, ordonner, souhaiter, choisir. On trouve souvent le couple "vouloir deviser" en ancien fr.

Evolution :
A disparu au profit de "diviser" sauf pour le sens de parler.

Dérivés :
1/ Devise :
a) division
b) ce qui distingue, en langue géradique, la formule placée sous les armoiries.
c) Au XVIIème s., c'est une règle de vie.
d) décrire.
e) adevise = à souhait.
f) plan, convention.
g) entretien, conversation.

mettre en devise = ordonner.
en nulle devise = en aucune manière.
sans nulle autre devise = sans plus attendre.

Le sens financier apparaît au XIXème s., sans doute venu de l'allemand Devise qui, peu à peu, a pris le sens de monnaie étrangère par métonymie : on imprime des devises sur un formulaire de change.

2/ Devis :
a) division, partage.
b) faire un devis : décrire, énumérer.
c) propos, discours.

FALLIR [vocabulaire]

Etymologie :
<*fallire lat. pop. < fallere lat. classique (tromper, échapper à)

fail rapidement, extension du radical palatalisé

Fail Fallons
Faus Fallez
Faut Fallent

A partir de la P1, P4-5-6 refaites en faillons, etc... + l'infinitif faillir.

Sens général : manquer, faire défaut
Avec des nuances diverses !
- prendre fin, cesser, s'arrêter.
- commettre une erreur.
- refuser tout service.
- échouer.

¤ p. passé "failli" = lâche.
¤ fallir à + inf. = ne pas réussir à.
¤ impersonnel : besoin, nécessité --> être nécessaire. Sens allant se développer pour le verbe fallir à l place de manquer.

==> falloir va se substituer à fallir par analogie de leurs P3 respectives.Il va être introduit en moyen-fr. (XIVème - XVème s.) et il y aura création d'un imparfait et d'un passé simple.

Fallir est devenu défectif à partir du développement de falloir et est resté faillir pour l'infinitif, les participes, etc. Au futur, "il faudrait" a monopolisé le sens d'être nécessaire aors réfection au futur de "faillir" pour manquer.

Au XVIème s., faillir = être sur le point de.

Paradigme morphologique :
1/ Défaillir = faire défaut jusqu'au XVIIème s. Puis sens moderne.
2/ Défaut = imperfection.
3/ Faille. "Sans faille" = assurément.
4/ Défaillance.

mercredi 2 mai 2007

CORT [vocabulaire]

Sens :
La cour du roi.

Etymologie :
(-tem)

cohortem > cortem (par écrasement) > cort

En latin --> cour de ferme, enclos. Puis, par extension, une partie du camp romain. Puis, par une nouvelle extension, la troupe qui occupait le terrain --> une cohorte = division de l'armée romaine d'environ 600 hommes.
Spécialisation : groupement de personnes qui aidait un chef de province, ses familiers.

En ancien français :
1/ Entourage proche du roi ou le bâtiment de résidence. Ca s'est conservé : "la cour de Louis XIV" (sous son siècle, ça prend de l'importance pour désigner le gouvernement d'un pays), "la noblesse de cour".
2/ Fête, notamment à l'occasion d'un mariage où toute la cour est réunie.

- la cort plénière : quand le roi réunit tous ses vassaux pour le conseiller ou l'aider à rendre justice. Va aussi désigner le siège de la justice où l'on plaide.
- tenir cort : réunir ses vassaux ou rendre justice.

Evolution :
Ay XVème, réunion de cort avec curia --> cette étymologie, fausse, va faire chuter le "t".

"Cour" est resté pour désigner les cours de justice : cour d'appel, de cassation, d'assise.

Sont restées les expressions des courtisans :
- "faire la cour à " (XVIIIème s.)
- "la cour", cercle de personne cherchant à obtenir les faveurs d'une autre.

La cour désigne aussi l'espace clos par des murs --> cour d'un château par exemple.

NB :
Le mot anglais "court" pour le tennis est revenu après un emprunt... au français !

N'hésitez pas à laisser vos compléments ou corrections dans les commentaires. Merci d'avance !

ESTER [Vocabulaire]

Cf. glossaire où monsieur Roussineau a glosé.

Etymologie
qui se rattache à une racine indo-européenne estea. Se retrouve dans le grec stasis, dans l'anglais to stand, dans l'allemand stehen.

En ancien français :
Ester est usuel en ancien fr.
1/ Intransitif : se tenir debout, rester, s'arrêter et même, dans un sens plus large, exister, être.
2/ Pronominal : s'arrêter ou se tenir.
3/ Son participe passé "esté" a servi de p. passé au verbe être. Il est possible que son p. présent "estant" soit rattaché au latin stantem et donc rattaché aussi à ce verbe.
4/ Impersonnel : au sens de arriver.

-La locution "laisse i ester" est très fréquente : laisser au repos, tranquille, ne plus s'occuper de, arrêter, cesser.
- "Ester à droit" = comparaître devant un tribunal.
- "attends, laisse ester la parole" = sur ce, il cesse d'en parler.

En français moderne :
Il n'est plus employé mais on peut le retrouvé dans le participe passé. Il subsiste comme un terme de droit à l'infinitif, "ester en justice" à partir du XIVème s., soutenir une action en justice soir comme demandeur, soit comme défenseur.

mardi 1 mai 2007

BARON [vocabulaire]

Attention : CS = BER

Sens dans le texte
--> chevaliers, chevaliers de grande vaillance
--> les grands seigneurs de la cour.

On trouve ce mot dans un des premiers textes en français, La vie de St Léger.

Etymologie
<*BARO, on suppose qu'il signifiait "homme libre". Avant l'invasion des Francs, il était déjà introduit dans le monde roman comme homme libre ou guerrier.

En Ancien français :
- Le chevalier qui appartient à l'entourage du roi, notamment dans les romans arthuriens. Souvent qualifiés de vaillants, de hardis et de preux.
- Preux chevalier (découle de ce qui précède).
- Un homme de haute naissance, un grand seigneur.
- Mari. Alors synonyme de espoux ou de Seigneur.

A la fin du Moyen-âge, se spécialise pour donner un titre nobiliaire entre le comte et le chevalier.

D'autre part, "baron" pouvait être utilisé comme adjectif, comme épithète laudativ (même aux saints).

Dérivés :
- barnage =
+ ensemble des barons.
+ grande vaillance.
+ exploit guerrier

Vous êtes cordialement invités à compléter ou à corriger ces quelques notes !

FRANC [vocabulaire]

Etymologie
Nom de peuple à l'origine. A fait son apparition à l'époque carolingienne, francus < frank. Désigne un citoyen de l'Empire jouissant d'une liberté à cette époque.

Se remarque dans la Chanson de Roland où le terme désigne des chevaliers chrétiens ou des hommes libres (par rapport aux serfs.)

A eu une forme suffixée : frances et françois qui a fini par supplanter l'autre forme au 1er s.

A été utilisé comme adjectif :
- libre : franc-homme, jeune homme. Opposé à "chétif homme".
- noble (s'opposant alors à "vilain"). Le rôle d'un noble était de combattre, il y a donc un rapport avec le courage.
- brave, courageux : adj. prud'homme.
- généreux (au sens large)
- bonne éducation, de façon plus générale.
- loyal : opposé "félon" ou à "traître".

A partir de la fin du XVIème s., le mot prend son sens moderne, c'est-à-dire sincère, qui dit la vérité. Dans un certain contexte, franc peut être ce qui présente une qualité, un élement de pureté, cf. "Cabernet franc" --> un cabernet de bonne qualité !!!

Au XVème s., devant un nom :
1/ complet, entier, véritable (ex : franche canaille), libre (coudées libres).
2/ troupes franches (= qui n'appartiennent pas aux troupes régulières)
3/ "franc de..." : libéré de (ex : franc de port).
4/ Exempt de taxes (ex : "ville franche" = ville exempte de taxes)

Dérivés :
1/ Franchise, qui a un sens parallèle qui se spécialise en ancien français.
2/ Franchir, en a. fr. = affranchir. A partir du XVIème s., développement du sens moderne = se libérer d'un obstacle.
3/ Franchement : librement, sincèrement.



Note d'Isa : vous êtes invités à corriger les fautes et à donner vos compléments éventuels sur ce mot dans les commentaires de cet article, afin que la fiche s'enrichisse puisqu'elle n'est constituée quà partir de notes ! Merci d'avance pour votre participation !